Talibans et Trump — Des iconoclastes modernes

6 janvier 2020

Peu après avoir jeté les troupes russes hors d’Afghanistan, les nouveaux maitres du pays (les Talibans) avaient résolu de purger le pays des traces de son passé pré-islamique.

Leur dynamitage en mars 2001 des trois Bouddhas de Bâmiyân (sculptées entre le IIIe et le VIIe siècle) a suscité une réprobation planétaire.

Indignée, Washington se drapait alors de la parure vertueuse du défenseur de la Civilisation.

Mais deux décennies plus tard, la barbarie a changé de camp et contamine maintenant les plus hauts sommets de l’État le plus puissant du monde.

Pour venger la simple humiliation subie par les États-Unis lors de la Crise des otages américains en Iran en 1981 —  au cours de laquelle 52 Américains furent otages de ravisseurs Iraniens (sans y perdre la vie) — Donald Trump a menacé de détruire 52 sites ayant une grande importance culturelle aux yeux des Iraniens.

Pour avoir une idée de ce que Trump menace de détruire, on cliquera sur ceci.

Soyons optimistes et parions que tout ceci n’est que du bluff.

Toutefois, on peut s’inquiéter du fait que la pensée de détruire de tels trésors ait traversé l’esprit d’un des chefs d’État les plus belliqueux de l’Histoire moderne (pourtant riche à ce sujet).

Et on peut craindre encore plus de le voir se glorifier de posséder le pouvoir de les anéantir.

Comme dans ce film de Chaplin où un chef d’État grisé par sa puissance s’amuse avec un globe terrestre qu’il traite comme un ballon de plage…

Si j’étais Américain, je serais humilié de voir que la moitié de mon peuple a porté au pouvoir quelqu’un dont personne ne peut garantir qu’il est sain d’esprit ou qu’il possède la maturité nécessaire à la fonction qu’il occupe.

On ne peut promouvoir la démocratie américaine quand celle-ci donne de si pitoyables résultats.

Références :
Bouddhas de Bâmiyân
Crise des otages américains en Iran
Donald Trump’s belligerent threats to Iran’s cultural sites are grotesque
Trump menace de frapper 52 sites en Iran

Paru depuis :
Menaces contre les sites patrimoniaux iraniens: Donald Trump isolé (2020-01-07)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Montréal est une ville hostile aux vieux piétons

4 janvier 2020

L’année 2019 se solde par un 24e piéton tué par un véhicule. C’est cinq de plus qu’au moment du décès du 19e mort, survenu aussi récemment qu’à la mi-novembre denier.


Nombre annuel de piétons tués par accident automobile


 
Depuis dix ans, le nombre de piétons tués par une voiture a varié de onze à vingt par année, avec un creux durant les années Coderre et un rebond sous l’administration actuelle, sans qu’on sache pourquoi.

On peut émettre l’hypothèse que les vieux piétons — les plus souvent frappés à mort — ont des comportements imprudents qui doivent être réprimés, mais qui ne l’ont pas été assez sévèrement ces toutes dernières années.

Nombre annuel de constats d’infraction émis contre des piétons

Année N. de contraventions
2010 15 545
2011 16 024
2012 18 962
2013 24 012
2014 22 708
2015 20 462
2016 22 304
2017 23 861
2018 22 826


Depuis 2010, le nombre de contraventions contre des piétons a augmenté de près de moitié.

À l’époque où la mortalité routière envers les piétons semblait diminuer, on pouvait croire que cette répression policière portait fruit.

Mais puisque cette mortalité revient en force en dépit d’une répression importante, on doit envisager d’autres explications.

On doit notamment se demander si les règles de circulation, conçues au siècle dernier, alors que l’auto était roi, ne devraient pas être repensées à une époque caractérisée par le vieillissement de la population.

En d’autres mots, est-il possible qu’il soit difficile pour une partie des piétons, notamment ceux âgés, de se déplacer à Montréal sans risquer leur vie et sans enfreindre des règles de circulation qui ne sont pas conçues pour eux ?

En deux mots, est-il possible que Montréal soit une ville hostile aux vieux piétons ?

À l’heure actuelle, le temps laissé aux piétons pour franchir les rues de Montréal est basé sur une vitesse de traversée de 1,1 mètre par seconde.

Depuis des années, on sait qu’un vieux se déplace plutôt à la vitesse moyenne de 0,8 mètre par seconde.

Conséquemment, même à 0,8 mètre, une partie d’entre eux — notamment ceux qui se déplacent à l’aide d’une canne — n’en sont pas capables. Tout comme certains handicapés et les enfants.

Avec la norme actuelle de 1,1 mètre par seconde, entre 30 et 50 % des personnes âgées n’y parviennent pas.

L’administration Plante se propose d’abaisser la norme actuelle à 0,9 mètre par seconde (ce qu’on sait d’avance être insuffisant). Et ce seulement à proximité des écoles, des CHSLD, des hôpitaux et des centres communautaires.

De plus, on mettra huit ans à reprogrammer les feux en conséquence. Huit ans, c’est long.

Avec l’augmentation du parc automobile consécutif à la dégradation du transport en commun (mille pannes par année dans le métro, bordel aux trains de banlieue) et en raison du vieillissement de la population, cette crise va en s’aggravant.

Non seulement 2019 est une année exceptionnelle, mais durant ses six dernières semaines, il est mort autant de piétons dans les rues de Montréal que dans la moitié de toute l’année 2015.

En ne prenant pas au sérieux cette crise, l’administration Plante fait preuve d’irresponsabilité.

Références :
La crise des piétons tués durera huit ans
Le 19e mort

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| Politique municipale, Transport individuel, Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Déjà trois-millions de requêtes…

2 janvier 2020

Dans le but d’y lire des textes, de voir des photos ou de consulter des diaporamas, trois-millions de requêtes ont été adressées à ce blogue au cours des quatre dernières années.

Plus précisément, c’est vers 22h hier soir que l’un d’entre vous a cogné cette trois-millionième fois à la porte du blogue.

Dans un monde de fou où plus personne n’a du temps pour quoi que ce soit, l’intérêt que vous portez à ce qu’on trouve ici m’honore.

Merci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vœux pour l’année 2020

1 janvier 2020


 
C’est sous le signe de la fantaisie que s’ouvre ici la nouvelle année. J’avoue m’être bien amusé à créer cette carte de vœux.

En cliquant sur l’aperçu ci-dessus, on obtient l’ensemble de la carte.
 

Quant aux étapes de l’élaboration de celle-ci, en voici le résumé :


 
Bonne année à tous !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chiens montréalais : puces obligatoires

30 décembre 2019
Une Yorkshire-terrier

Ce sera obligatoire à partir du 1er janvier 2020.

Qu’il soit puceau ou géniteur confirmé, qu’il soit infesté de puces ou libre de ces bestioles, chaque chien (ou chat) de Montréal (ou de Laval) devra porter une puce électronique sous-cutanée de la taille d’un grain de riz.

Sur celle-ci est enregistré un numéro de dossier. Ce dernier est nécessaire pour accéder électroniquement aux coordonnées du propriétaire de l’animal.

De plus, l’animal devra être stérilisé s’il est âgé de plus de six mois.

Référence :
Le micropuçage obligatoire dès le 1er janvier à Montréal et à Laval

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les poches percées de la classe moyenne

29 décembre 2019

En Amérique du Nord, tous les partis politiques ‘sérieux’ suivent la même recette pour séduire l’électorat.

Cette recette consiste à promettre l’instauration d’une série de nouvelles mesures ciblant une multitude de groupes particuliers. Et si on fait la somme de ces groupes particuliers, on obtient à peu près tout le monde.

Mais qui dit ‘nouvelles mesures’ dit ‘nouvelles dépenses’.

Puisqu’ils promettent également une réduction des taxes et des impôts, comment ces promesses seront-elles financées ?

C’est simple; par la rationalisation des finances publiques. Pas n’importe laquelle; celle qu’on effectue sans diminution de la qualité des services offerts à la population.

Il suffisait d’y penser…

Mais comment choisir un parti politique plutôt qu’un autre ? En analysant soigneusement les friandises qu’ils nous offrent.

Mais surtout, on doit distinguer diminution de taxes et diminution de taxes. Ce n’est pas pareil.

Les diminutions de taxes du Parti libéral du Canada favorisent les gens comme vous et moi alors que celles des Conservateurs ciblent les gens riches… C’est du moins ce que nous dit la propagande libérale.

Mais les Libéraux oublient de parler de la théorie du ruissèlement. Ce que n’oublient pas de faire les Conservateurs.

Ceux-ci affirment que l’argent qu’on place dans la poche des riches ruissèlera le long de leurs cuisses pour atteindre les gens prosternés à leurs pieds. C’est à dire vous et moi.

C’est la théorie du ruissèlement.

Mais les choses sont-elles aussi tranchées entre Libéraux et Conservateurs ?

Les baisses d’impôt du gouvernement Trudeau consenties depuis 2016 à la ‘classe moyenne’ représentent une diminution de revenus de 3,5 milliards$ par année pour l’État canadien.

C’est beaucoup. Pourtant, la plupart des gens de la classe moyenne n’ont pas vu cet argent passer. Où donc est-il allé ?

Le quiproquo provient du fait qu’on surestime les revenus de la classe moyenne. Conséquemment, on se trompe au sujet de ceux qui en font partie.

En 2017, selon Statistique Canada, le revenu annuel moyen au pays était de 46 700$. Toutefois, le revenu médian était d’environ 35 000$.

Cela signifie que la moitié des Canadiens gagnent annuellement moins que 35 000$ et l’autre moitié gagnent plus.

C’est donc à dire que la classe moyenne occupe une zone de part et d’autre de 35 000$ de revenus par année et non de 46 700$. Ce qui est très différent.

Selon le Directeur parlementaire du budget fédéral, 55 %
du 3,5 milliards$ donné à la ‘classe moyenne’ s’est retrouvé dans les poches de ceux qui gagnent plus de 90 600$ par année. C’est près du triple de la ligne de démarcation dont nous venons de parler.

Lorsque les firmes de relations publiques embauchées par Ottawa fournissent aux médias des exemples concrets des économies réalisées, elles surestiment ce qu’est la classe moyenne.

Au 55 % de réduction d’impôts qui va à ceux qui gagnent plus 90 600$, si on ajoute le pourcentage inconnu qui va à ceux qui gagnent entre la médiane et ce 90 600$, le résultat est que la moitié de la population canadienne en bas de cette médiane n’obtient que des miettes des baisses d’impôts du gouvernement Trudeau.

Références :
À qui profitent les baisses d’impôt d’Ottawa?
Revenu des particuliers (html)
Revenu des particuliers (PDF)

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| Économie, Politique canadienne | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand la gourmandise favorise l’évolution

27 décembre 2019
Pommier ‘Richelieu’ au printemps
Un pommier à l’automne

En sélectionnant à chaque génération les spécimens aux caractéristiques supérieures et en les faisant se reproduire, les Humains ont permis le développement de plantes plus nutritives, ou plus résistantes à la maladie ou à la sècheresse.

À l’exclusion d’un petit nombre de cultivars plus modernes, les 20 000 variétés de pommiers domestiques descendent de la première variété sucrée — la Malus sieversii — originaire du Kazakhstan.

À l’origine, cet arbre sauvage produisait des fruits amers.

Ce ne sont pas les Humains, mais plutôt les ours qui ont fait évoluer l’espèce.

Ceux-ci mastiquaient les pommes plus grosses, plus sucrées et plus juteuses et avalaient tout rond celles amères.

Or les pépins de cette variété ne germent pas lorsqu’ils demeurent prisonniers de l’enveloppe du fruit.

Pendant des millénaires, ce sont donc les arbres aux fruits de plus en plus sucrés qui se sont reproduits, grâce à la gourmandise des ours qui ont dispersé leurs graines dans leurs matières fécales.

Les Humains ont ensuite propagé le résultat du travail des ours aux quatre coins du globe, faisant de ce fruit le troisième consommé dans le monde (après les agrumes et la banane).

Ce sont d’abord les Chinois qui l’ont adopté il y a trois-mille ans. Grâce à la route de la soie, le fruit a séduit les Arabes, puis les Grecs et les Romains… comme Adam, dit-on, bien avant eux.

Références :
Malus sieversii
Pomme
Si vous aimez les pommes, remerciez les ours

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm

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| Agriculture, Botanique, Fruits, Nature | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le brunch au Québec

26 décembre 2019
Une famille québécoise, un dimanche d’octobre 1917

Autrefois, on n’allait pas au lit le samedi soir sans s’être lavé en prévision du lendemain matin, alors qu’on mettrait ses plus beaux atours pour aller à la messe.

Jusqu’en 1957, les Catholiques qui voulaient communier à la messe du dimanche devaient être à jeun depuis minuit.

Dans les campagnes québécoises, les fidèles devraient parfois parcourir de longues distances avant d’arriver à l’église. On faisait donc débuter la grande messe dominicale vers 9h30 afin de permettre à tous d’y assister.

Après la messe, les gens revenaient chez eux affamés, tard dans l’avant-midi.

D’où l’idée de devancer le repas du midi sans sentir le besoin de lui donner un nom particulier.

Symboliquement, le dimanche était le jour consacré à Dieu. On sortait sa plus belle vaisselle; on la déposait ce jour-là sur une nappe. On servait du pain blanc à la place du pain noir de semaine et on sortait de la glacière de la crème fraiche pour garnir les desserts.

Bref, c’était la fête hebdomadaire.

À la fin des années 1960, les grands hôtels se mettent à offrir au dimanche midi des buffets gargantuesques et répandent le mot ‘brunch’, un mot-valise combinant breakfast (petit déjeuner) et lunch (repas du midi).

Au fil des modes gastronomiques, le menu s’est transformé. Les sculptures de glace et le saumon en croute n’y trônent plus de manière ostentatoire et les petites bouchées ont fait place à des mets plus simples à préparer.

À l’origine réservé au dimanche, le brunch tend à se répandre le samedi midi et, dans certains restaurants, à tous les midis de la semaine.

Références :
Autopsie d’un repas du dimanche
Jeûne eucharistique

Postscriptum : Pour connaitre l’identité des personnes de la photo, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Message de Noël 2019

25 décembre 2019
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Cette photo montre la crèche que Joaquim Machado de Castro et ses artisans ont créée en 1766 pour la cathédrale de Lisbonne.

On accèdera à la photo originale en cliquant sur ceci.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 25mm F/1,4 — 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Devoir, un quotidien emballant

24 décembre 2019
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Chacun d’entre nous choisit sa manière de favoriser l’environnement.

Depuis plus d’une décennie, j’enveloppe mes cadeaux dans du papier journal. Mais pas n’importe lequel; mes cadeaux sont trop précieux pour être emballés avec autre chose qu’avec des pages du Devoir.

Ce qui a semblé longtemps être une extravagance dictée par l’avarice a soudainement fait sensation l’an dernier auprès de mes jeunes nièces, préoccupées par l’environnement.

Par crainte d’être copié, j’ai décidé cette année d’ajouter une corde en guise de ruban décoratif.

On en trouve facilement chez n’importe quel quincailler. Celles en coton sont jolies, mais tellement bien faites qu’on les croirait en plastique.

J’ai donc opté pour une corde de chanvre ou de jute, d’aspect beaucoup plus rustique (qu’on doit couper avec des pinces tellement elle est résistante).

Avouez que ç’a de la classe…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 — 1/40 sec. — F/1,2 — ISO 6400 — 42,5 mm

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| Environnement | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


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